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Portrait de Jordane Saget, le visage à demi recouvert de ses propres entrelacs
Artiste invité — saison 2026

Jordane Saget

Il trace à la craie, d'un seul geste continu, des lignes qui ondulent et se répondent. Au LabMusée, cette ligne a quitté le trottoir pour prendre les salles, le jardin, le village d'Auvers — et jusqu'à l'assiette.

Portrait de Jordane Saget, le visage à demi recouvert de ses propres entrelacs
Photographie · Pierre Vassal

L'artiste

Une ligne qui ne tient pas en place

Depuis 2015, Jordane Saget dessine dans les rues de Paris. Près de deux mille œuvres, à la craie, au pinceau, au doigt, sans jamais les signer. Trois lignes parallèles posées la nuit, effacées par la pluie ou par les pas : rien n'est fait pour durer.

Son style visuel transporte dans un univers de lignes évocatrices, percutantes, énigmatiques. Il a collaboré avec Agnès b., la Société des Bains de Mer, Le Printemps et La Samaritaine ; ses lignes ont habillé Paris pour les Jeux olympiques de 2024. Dix ans de création urbaine, deux millions et demi d'abonnés, un milliard et demi de vues.

« Ondes & Lignes — Résonances avec Van Gogh », au LabMusée, est sa première exposition immersive en musée : une étape majeure dans la reconnaissance institutionnelle d'un travail né sur le trottoir.


L'exposition

D'où cela vient